Montage d’une piste Magnorail

folder_openAnimations
commentAucun commentaire

Le club a décidé d’installer une animation Magnorail sur son nouveau réseau HOm en construction. Ce système permet de réaliser une animation d’un cycliste (ou tout autre engin roulant quelle que soit sa dimension) se déplaçant sur une route ou un chemin. Il est utilisable à n’importe quelle échelle du Z au HO. Pour les plus grandes échelles il n’est pas certain que les aimants soient assez puissants pour entraîner des véhicules plus lourds. Le plus spectaculaire est la mise en scène des vélos sur lesquels le cycliste pédale réellement. Le résultat est assez sympathique.

Il existe beaucoup de vidéos sur YouTube qui présentent des réalisations magnifiques sur la base du système Magnorail. En voici deux exemples qui permettent d’admirer une des réalisations les plus intéressantes que nous avons trouvés. Attention à visualiser les vidéos dans l’ordre sinon il n’y a plus de mystère 🙂

Composants utilisés

Le choix du thème et la maquette que nous avons souhaité réaliser nous ont amené à acquérir auprès de Maketis à Fontenay-Trésigny (77610) une boite BF-1. La longueur de piste contenue dans la boite (225 cm) étant insuffisante pour mettre en œuvre notre projet, nous avons donc acheté 2 extensions de piste UE-1 de 60 cm. La longueur de chaîne à entraîner sur une piste de 340 cm avec plusieurs véhicules ou vélos nous a amené, sur les conseils efficaces de Maketis, à acheter un deuxième module d’entrainement identique à celui qui était dans la boite BF-1.

Contenu de la boîte

La notice explicative est uniquement à base de croquis. Pas de texte pour aider au montage. Pas forcement grave, mais il nous a manqué des informations ou des précisions que Maketis nous a gentiment données quand nous les avons demandées. Ces informations sont données dans ce tuto au moment où elles peuvent être utiles à connaître.

Pièces  dont nous n’avons pas trouvé la raison d’être ou la méthode de montage :

  • Les différents éléments de chaînette sont identifiés sur les croquis et sur les grappes avec les lettres S, T, R, Q et X. Sur la notice on trouve bien les croquis qui précisent comment utiliser les éléments R, Q et X. par contre aucune info ni croquis sur la particularité d’installation des éléments S et T.
  • Sur les éléments des rails de guidage, il y a des ergots latéraux. Nous n’avons pas trouvé à quoi ils servent. (voir photo)
  • Sur les éléments des rails de guidage, il y a les supports sur lesquels il faudra fixer la chaussée. Certains de ces supports ont une excroissance dessous. Nous n’avons pas trouvé leur utilité (et utilisation). (voir photo)
  • Il y a dans la boite un sachet des vis bois à tête bombée pour fixer les rails sur le plateau support. Il y a dans le même sachet des vis à tête fraisée qui ne sont pas à priori des vis à bois et dont nous n’avons pas su trouver l’utilisation.

Montage du rail de guidage

Le circuit que nous souhaitions installer présentait des dénivelées. Le point haut se situant à 12 cm au dessus du point bas. Si vous souhaitez créer un circuit avec des dénivelées, il est conseillé de réaliser un croquis, même succinct, en marquant les dénivelés prévues. Ce sera nécessaire pour dimensionner certaines pièces ultérieurement.

  • La première étape a été de monter une installation provisoire à plat. Cela a permis de vérifier que, dans cette configuration, les moteurs entraînaient correctement la chaîne.
  • Deuxième étape:  fixation de la piste, à plat, sur un contreplaqué de 3mm. Nous avons choisi pour des questions pratiques de remplacer les vis fournies dans la boite par des boulons acier de  3 × 12. Pour assurer une fixation sans souci de desserrage dans le temps,  nous avons utilisé des écrous nylstop (autobloquants).
  • Troisième étape : tracé de la route sur le contreplaqué. Nous avons choisi une largeur de 17 mm depuis l’axe de la piste à droite dans le sens de la marche et de 40 mm à gauche (cette partie représente la voie de circulation opposée). En fonction du type de route ou de voie représentée, chacun est évidemment libre de choisir les largeurs qu’il souhaite.

  • Quatrième étape : Découpe des bords de la route pour permettre la formation du relief.

Il faudra découper certains bords de la route pour permettre le « dépliage » en hauteur du contreplaqué. Pour identifier les traits de scie (sauteuse) à réaliser, procéder comme suit : Imaginez que votre route monte en lacets. Après le lacet, la route montante surplombe la route avant le lacet. Il faudra découper le contreplaqué à 1 ou 2 cm de la limite de la route « supérieure ». Le croquis que vous avez fait parle mieux que de longs discours. Au cours des opérations suivantes, il sera toujours toujours possible de prolonger les traits de scie si besoin, pour assurer un meilleur « dépliage ».

Il faut maintenant poser le contreplaqué de 3 mm, sur lequel est fixé le circuit d’entraînement, sur le support de l’ensemble qui assurera aussi la rigidité du montage. Prévoir un contreplaqué au minimum des mêmes dimensions que le contreplaqué sur lequel est fixé la piste et d’épaisseur 5 ou 8mm.

Le contreplaqué de 3 mm sera relié au contreplaqué support de 5 mm avec des tiges filetées de diamètre 3 ou 4 mm. C’est le moment de percer les trous par lesquels passeront les tiges filetées. Cette opération permet de percer les trous « en face » même si, après le dépliement, de petits ajustements peuvent s’avérer utile. Les trous doivent être percés sur côté « précipice » de la route et à 2 cm des traits de scie. N’hésitez pas à faire plus de trous que nécessaire, il vaut mieux en avoir plus que pas assez. Il est plus difficile de percer en vis à vis sur les deux plateaux lorsque le contreplaqué est déplié.

Installation des tiges filetées

Couper les tiges filetées aux longueurs nécessaires. Ne pas hésiter à couper trop long, il sera toujours possible de les recouper à la bonne longueur une fois l’ensemble terminé.

Pour fixer les tiges filetées sur les plaques de contreplaqué, utiliser impérativement des écrous nylstop + rondelles métal qui assureront un meilleur appui sur le contreplaqué et éviteront des écrasements du bois. Sinon, il est possible d’utiliser des écrous standard avec rondelle métal + rondelle frein. Il est important de sécuriser le serrage avec un écrou nylstop ou une rondelle frein car à l’usage, les vibrations de toutes origines favorisent le desserrage des écrous et donc risquent de fragiliser la rigidité du montage.

Pour installer les tiges filetées, à chacun sa méthode.

Notre méthode : nous commençons par visser deux écrous qui viendront serrer la partie supérieure du plateau bas et la partie inférieure du plateau haut. La tige est alors insérée dans les trous prévus, les deux écrous entre les deux plateaux (avec une rondelle entre plateau et écrou). Faire de même pour toutes les tiges qui sont prévues.

Serrage des tiges filetées sur le plateau bas

Nous réaliserons cette étape pour chaque tige, tige après tige. Nous insérons une rondelle dans la partie basse de la tige (face dessous du plateau bas), puis vissons un écrous nylstop. La tige doit être à ras de l’écrou (pour éviter les surépaisseurs ou de s’y accrocher) mais ce n’est pas obligé. Visser alors l’écrou « bas » qui est entre  les deux plateaux et serrer à fond. Ce serrage doit être définitif.

Quand toutes les tiges sont fixées définitivement sur le plateau « inférieur », il est temps de procéder au dépliage et à la mise en relief. Commencer par positionner la route au niveau le plus bas en faisant glisser le plateau « supérieur » sur la (les) tige(s) filetée(s) jusqu’à la bonne hauteur. Petit à petit il faudra faire glisser sur toutes les tiges le plateau haut vers le haut, sinon le dépliage sera mécaniquement difficile

Quand le plateau haut est positionné à la bonne hauteur par rapport au plateau bas (qui est la hauteur 0 de référence), immobiliser le plateau en serrant les deux écrous de part et d’autre du contreplaqué. Ne pas oublier avant de visser l’écrou supérieur d’insérer une rondelle métal.

Faire attention de bien positionner la route horizontalement dans le sens de sa largeur. Il est possible de réaliser léger devers dans les virages serrés.

Après tout ce travail, un peu de repos et on attaque la fabrication de la route.

Pose de la chaussée

Note : A chaque étape importante, nous avons vérifié que les véhicules sont correctement entraînés et que la chaîne coulisse parfaitement.

Après plusieurs essais, nous avons adopté la méthode suivante :

Les supports « route » moulés sur les rails de guidage ont une hauteur de 8mm. La face inférieure de la plaque qui représentera la route sera donc à 8 mm au dessus du contreplaqué qui forme le support de la route. Pour bloquer et sécuriser le positionnement des rails de guidage, comme sur la notice, nous les avons immobilisés avec des baguettes de bois de 6×6 mm coupées aux bonnes dimensions (pas besoin d’user le soleil pour couper des longueurs précises, suffit qu’elles se positionnent bien contre le rail). elles sont collées à la colle à bois.

Nous collons d’autres baguettes identiques qui délimitent les bordures extérieures de la route (au minimum). Les marques de ces bordures ont été faites à l’étape 3 du point 2 en tête de ce tuto.

Nous installons la structure de la chaussée de part et d’autre du rail en utilisant du forex de 2 mm (miracle,  rajoutés aux 6 mm de la baguette, on arrive pile aux 8 mm du support moulé avec le rail de guidage.). Il faut toutefois évider les éléments en forex pour laisser la place aux protubérances qui existent sur les faces extérieures des rails de guidage. L’utilisation du forex est pratique car il se coupe facilement et n’éclate pas comme du plexi ou autres plastiques durs. Le forex est collé sur les baguettes avec de la colle néoprène.

Photos ci-dessous : différentes étapes de la pose des rails et positionnement des baguettes.

Le revêtement de la route est découpé dans des feuilles de PVC de 0,5 mm. Comme ce réseau est destiné à être présenté en expo, les feuilles de PVC nous

ont paru plus résistantes dans le temps que les feuilles cartonnées préconisées par la notice. Les feuilles de PVC découpées aux bonnes dimensions sont collées à la néoprène sur le forex en faisant attention de ne pas mettre de colle sur le rail et la chaîne  La continuité des différents élément de revêtement ne pose pas de souci majeur à réaliser. Les curseurs glissent sans à coups ni blocage sur le revêtement. Après de nombreux essais de fonctionnement, le résultat est satisfaisant,  les véhicules et vélos circulent sans problème.

Pose de la chaussée au niveau des moteurs d’entrainement

Comme il est toujours bon de prévoir le cas où la chaîne se bloquerait et aurait besoin d’une poussée manuelle pour être débloquée (cela  nous est arrivé sans que nous ayons compris le pourquoi du blocage), le revêtement de la chaussée au dessus des moteurs et roues dentées d’entrainement a été réalisé sur le principe d’un capot démontable et fixé par de petites vis très discrètes.

Positionnement et fixation des aimants

Cette tache peut s’avérer fastidieuse si on n’a pas une bonne méthode. Les aimants sont (très) petits et prêts à bondir vers la moindre masse métallique à proximité. La chance de les retrouver est faible. Pour sécuriser leur maniement, nous sélectionnons l’aimant que nous voulons coller et le faisons adhérer à la lame d’un cutter. A priori il ne s’échappera pas, mais il faut quand même éviter de placer à proximité une autre masse métallique sur laquelle l’aimant pourrait avoir envie de sauter…

Installation des aimants sur les éléments de chaînette

L’aimant étant sélectionné et « collé » à la lame du cutter, nous l’approchons d’une boussole (même de mauvaise qualité, çà fonctionne). Si c’est l’aiguille rouge qui se place en face de l’aimant, c’est que cette face de l’aimant est le « Nord ». La face collée à la lame de cutter est le Sud.

Si, en suivant les directives de la notice, c’est le  Nord de l’aimant qui est positionné sur la partie supérieure du maillon de la chaîne, il faut positionner l’aimant sur la lame du cutter de façon à ce que l’aiguille rouge de la boussole soit repoussée par l’aimant. Cela signifie que la face en contact avec la lame du cutter est le Nord. Il suffit alors, en gardant l’aimant collé à la lame du cutter de le présenter au dessus du trou du maillon de chaîne prévu pour le recevoir et d’appuyer sur la lame au niveau où se trouve l’aimant pour l’enfoncer dans son logement. Il est alors possible de dégager la lame, l’aimant reste à sa place.

Si, en suivant les directives de la notice, c’est le  Sud de l’aimant qui est positionné sur la partie supérieure du maillon de la chaîne, il faut positionner l’aimant sur la lame du cutter de façon à ce que l’aiguille rouge de la boussole soit attirée par l’aimant. Cela signifie que la face en contact avec la lame du cutter est le Sud. Il suffit alors , en gardant l’aimant collé à la lame du cutter de le présenter au dessus du trou du maillon de chaîne prévu pour le recevoir et d’appuyer sur la lame au niveau où se trouve l’aimant pour l’enfoncer dans son logement. Il est alors possible de dégager la lame, l’aimant reste à sa place.

Pour sécuriser les aimants dans leurs logements, une petite goutte de cyano fixe les aimants à demeure. Attention à ne pas mettre de la colle sur les articulations des maillons de la chaîne.

Installation des aimants sur les curseurs

Nous utilisons comme support les maillons de chaîne déjà équipés d’aimants et correspondants au curseur qui y est associé.

Nous plaçons le curseur sur les maillons de chaîne et présentons le micro-aimant collé à la lame de cutter. S’il est présenté dans le bon sens, il va « sauter » dans son logement du curseur. il suffit de dégager doucement la lame de cutter en la faisant glisser et en immobilisant éventuellement l’aimant avec le doigt ou une pointe non métallique.  Une goutte de cyano (attention à ne pas déborder,  ce qui risquerait de coller maillon et curseur ensembles). Répéter l’opération pour tous les aimants à installer sur les curseurs.

Si vous montez un kit « vélo », cette opération est plus facile quand le vélo est à plat, c’est à dire avant de plier à 90° les support d’aimants.

Et voilà, si tout s’est bien déroulé, votre Magnorail fonctionne à merveille !

Ci-dessous, des photos de la situation actuelle. Le module est toujours en cours de construction.

Nous avons écrit ce tuto avec beaucoup de détails suite à la demande de modélistes moins expérimentés. Si vous avez des suggestions d’améliorations, comme pour tous nos tutos, n’hésitez pas à nous les soumettre, nous mettrons le document à jour si besoin.


Site du fabricant : magnorail.com
Site du vendeur : maketis.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez remplir ce champ
Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse e-mail valide.

Menu