Réaliser un câblage propre

folder_openÉlectronique
commentAucun commentaire

Plus le câblage d’un réseau est important, plus il est nécessaire de se fixer des règles. Voici quelques techniques utilisés par le club pour réaliser ses câblages.

Les câbles :

  • Éviter d’utiliser des câbles mono-brins qui risquent de se casser suite à écrouissage. Privilégier des câbles multi-brins.
  • Privilégier les câbles à conducteur en cuivre. Ils seront plus facile à souder. Il existe des câbles plus sophistiqués utilisés en aéronautique qui ont une meilleure tenue mais ils sont difficile à souder (En aéro, la soudure n’est pas la bienvenue, les câbles sont sertis)
  • Ne pas choisir de câble de trop petite section. Plus fragiles, risque de coupure et risque de surchauffe (fonte de l’isolant) en cas de court-circuit (Eh oui ça arrive même aux meilleurs d’entre nous). Des câbles de section 0,14 mm² sont un bon compromis pour la plupart des utilisations.
  • Dans la mesure du possible, il est pratique de disposer d’un maximum de câbles de couleurs différentes. Cela permettra d’affecter une couleur à une fonction, ce qui facilitera l’identification et le dépannage au cas où…

La soudure  (valable pour la plupart des soudures en modélisme)

  •  Bien choisir la puissance du fer. Trop puissant il y a risque de faire trop fondre l’isolant. Suivant le type de soudure, il faut choisir entre 15 Watts (électronique fine) et 45 Watts pour les soudures plus importantes.
  • Attention aux fils de soudure « bas de gamme ». Ils souvent insuffisamment mouillants. Les soudures sont de mauvaise qualité, souvent sèches. Le contact électrique risque d’être mauvais ou inexistant. Dans le temps, la soudure risque de ne plus adhérer aux fils, et trouver ce genre de panne n’est pas toujours facile à identifier et à localiser.

Isoler une soudure entre deux fils :

Toujours isoler la soudure entre deux fils, sous risque de court-circuit, toujours le jour où il ne faudrait pas… La seule méthode efficace, économique, facile et rapide c’est  d’utiliser de la gaine thermo-rétractable.

Ce produit existe en différentes couleurs (mais ce n ‘est pas essentiel d’utiliser une gaine de la couleur du fil à protéger) et de différents diamètres. Il est utile de disposer de gaines de plusieurs diamètre, de 1mm /1,5mm /2mm /3 mm principalement. Mais il existe aussi des diamètres pus grands.

Ces produits sont disponibles à très bas coût sur eBay en provenance de Chine. Faire une recherche avec les mots-clé : « Heat shrink tube » (ou tubing). Il est également possible d’acheter ces produits en France ou Europe, mais ce sont souvent des articles fabriqués quand même en Asie et vendus à des prix beaucoup plus élevés.

Réaliser un toron de câbles rapidement et économiquement.

 Si le câblage du réseau est important, il peut être utile et nécessaire de grouper les fils qui suivent le même cheminement. Le groupe de fil ainsi formé s’appelle un toron.

Avantages :

  • Ils sont solidaires ce qui limite ou évite les vibrations, donc les cassures  des connexions.
  • les câblages sont plus propres et tiennent moins de place.
  • C’est propre et plus joli à regarder. Presque du travail de pro, quand c’est bien fait !

Solidariser plusieurs fils en un toron s’appelle le frettage. Deux technique pour réaliser un frettage :

  • Utiliser des colliers type Ty-Rap. Cher et à usage unique. Et il arrive parfois qu’un toron soit à modifier.
  • Utiliser du fil  métallique gainé de jardin, peu cher et en vente dans tout bon rayon de jardinage. Il suffit d’en couper un bout de la longueur appropriée (de 5 à 10 cm) et de le torsader autour du toron avec une pince plate jusqu’à rupture de l’excédent de longueur.

 Connecter deux torons

Lorsque le réseau est démontable (modulaire), il peut être nécessaire de connecter un certain nombre de câbles entre deux modules.

Le Club utilise des connecteurs Type D de 15, 25 ou 37 broches. S’il est prévu de raccorder et démonter souvent le système (en Expo par exemple), il peut être prudent de procéder comme suit :

Les broches des connecteurs mâles Type D ou Sub D sont fragiles et peuvent se casser à la longue si le raccordement mécanique est mal fait. Si cela arrive, il faut décâbler et changer tout le toron concerné, ce qui peut être fastidieux et difficile. Pour éviter cette panne qui rend inopérante la liaison électrique (et cela arrive toujours quand il faudrait qu’elle fonctionne), le Club a adopté la méthode suivante :

Sur les modules, les torons sont raccordés à des connecteurs, uniquement femelle, Type Sub-D fixes, vissés sur la structure des modules. La connexion entre modules est réalisée par une rallonge  mâle/mâle Sub-D, soit achetée dans le commerce soit fabriquée par le club. Les connecteurs femelle ont peu de chance d’être détériorés et donc il y a peu de chance que leur remplacement soit nécessaire un jour.

La liaison entre les deux connecteurs femelle fixés sur chacun des modules est réalisée avec une rallonge « mâle-mâle ». On peut utiliser :

  • Une rallonge « mâle-mâle » achetée dans le commerce ou de récupération , mais il est difficile de trouver des rallonges de moins de 100 cm (souvent trop longues pour cette utilisation) et relativement chères.
  • Une rallonge « mâle-femelle » de récupération.  Il suffit de garder le coté « connecteur femelle » et de couper le câble à la longueur souhaitée. On rajoute alors côté coupé un connecteur mâle avec boitier comme décrit plus haut. Si un connecteur de la rallonge est détérioré dans le temps, il suffit de le changer, ce qui est facile puisque la rallonge est volante.

Il existe des boîtiers connecteurs Sub-D (mâle et femelle) équipés de barrettes sur lesquelles les câbles sont vissés. C’est plus facile que de souder les câbles sur des connecteurs à souder et le remplacement éventuel d’un câble ne pose pas de problème.

Les photos ci-dessous montrent  des ensembles connecteurs Sub-D males et femelles, à barrettes avec et sans capot. Ces produits existent en version 9, 15, 25 et 37 broches.

Voilà quelques pistes de travail pour ceux qui pourraient y trouver des méthodes adaptables à leurs besoins. Mais il y en a d’autres, heureusement…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous devez remplir ce champ
Vous devez remplir ce champ
Veuillez saisir une adresse e-mail valide.

Menu